Le Petit Prince – Antoine de Saint-Exupéry


Bonjour et bon début de semaine à toutes et à tous !

Je veux faire passer un message à tous les adolescents de mon âge et à tous les adultes. À ceux qui ne croient plus en l’amour, à ceux qui sont tristes, à ceux qui sont seuls et à ceux qui ont oublié que les enfants sont les êtres humains à comprendre la vie et à la ressentir au fond d’eux. Le Petit Prince, l’un de mes livres préférés, est souvent décrit comme une histoire banale pour certaines personnes. Elles le voient sous la forme d’un conte de fées. C’est vrai que dans un point de vue, adolescent et adulte, c’est une histoire pour des enfants et le titre lui-même en dit long sur le personnage principal.

Ce récit raconte l’aventure d’un aviateur qui tombe en panne en plein désert du Sahara et qui rencontre un drôle de petit garçon aux cheveux dorés lui demandant de lui dessiner un mouton. C’est à la suite de cette rencontre qu’une histoire d’amitié commence… À qui s’adresse-t-il, l’auteur ? – Quelles sont les personnes concernées ? – ou bien, quels sont les thèmes abordés ? L’auteur lui-même narrateur, dénonce le comportement des personnes sérieuses et le côté magicien des enfants. Pourquoi doit-on lire ce livre ? On va le découvrir…

Premièrement, ce qui pourrait inciter des lecteurs de tout âge à lire ce livre, c’est le personnage du petit prince. Ce petit garçon est un personnage très mystérieux. Comme tous les enfants, il ignore la pensée adulte de l’humanité et est curieux de tout ce qui lui est inconnu. Le petit prince a un caractère bien à lui : il ne répond pas aux questions qu’on lui pose mais veut toujours qu’on réponde à ses propres questions. Comme tous les enfants, c’est un petit garçon très sensible, on peut le voir dans un passage du récit très explicite : le petit prince avait demandé deux fois au narrateur à quoi servaient les épines sur les roses. Étant trop occupé à s’occuper des « choses sérieuses », l’aviateur, irrité, répondit que c’était méchant de la part des fleurs d’avoir des épines.

Le petit garçon aux cheveux d’or explosa en larmes et la grande personne vint le consoler après s’être vite rendu compte de la bêtise qu’il ait pu dire. Dans cette partie de l’histoire, on distingue bien les caractéristiques d’un enfant. Le petit prince accorde beaucoup d’importance sur les sujets de conversation que les adultes voient comme « anodin »

Si on ne prend pas au sérieux ses centres d’intérêt, il peut vite se vexer. Et enfin, comme tous les enfants, le petit prince est un enfant bien naïf.
L’épisode avec sa rose le montre. Cette rose, consciente de sa grande beauté, lui a ordonné de s’occuper d’elle comme une princesses. Il l’aimait tellement pour lui refusait ce qu’elle lui demandait. Dans cet extrait, le jeune prince n’a aucune idée de ce qu’il fait. Il se rend compte qu’il est triste avec sa rose. Elle s’est servie de son amour-propre pour le manipuler. Seulement, ce n’est qu’un petit garçon. Il est « trop jeune pour savoir l’aimer ». On peut apercevoir que sa gentillesse envers sa belle rose peut être représentée comme un défaut, ce qui en dit beaucoup sur sa naïveté. Il est aussi l’image de l’innocence et de la pureté. Et même si certains adultes l’ont oublié, ce récit nous fait découvrir les facettes du comportement adulte. C’est ce voyage à travers ces six astéroïdes ou planètes qui nous montre l’authenticité de ce « conte ». Dans cet espace de découverte, il fait la connaissance d’un roi qui règne sur tout l’univers, d’un vaniteux très modeste, d’un buveur honteux de lui-même, d’un businessman trop sérieux avec les chiffres; d’un allumeur de réverbères fidèle à la consigne et d’un géographe qui lui confia que sa rose est éphémère. Ils ont tous un point commun : ils sont maîtres de leurs actes et de leurs pensées.

Le roi fait son devoir mais n’abuse pas de son pouvoir. Les vaniteux se croit supérieur mais personne ne vient l’acclamer.
Le buveur est solitaire et triste. Le businessman ne vit que pour compter et recompter les étoiles. L’allumeur de réverbères suit toujours la consigne d’éteindre et d’allumer. Et le géographe lui apprend que son unique rose est en voie de disparition mais on peut aussi l’entendre de ce qui est général : toutes les personnes qu’on aime sont éphémères. Ils ont encore une chose en commun : ils ne font pas de mal à autrui. Certains de ces personnages sont peut-être détestés pendant que d’autres sont adorés par des enfants et des enfants qui sont devenus adolescents puis adultes. Donc, on peut dire que ces grandes personnes sont des personnages utilisés pour les enfants, même si on ne les aime pas tous.

Comme dans tous les contes, il y a une morale dans cette histoire.
En vérité, il y en a plusieurs mais je  vais citer la plus importante, la plus surprenante. Après avoir visiter les six planètes, le petit prince atterri sur notre planète Terre. Il ne comprend pas encore que notre planète est  remplie de tas des légendes et de mythes différents. Elle est remplie de tas d’allumeurs de réverbères, des géographes, des rois, de  businessman, de vaniteux et d’enfants… Sur notre planète, il rencontra un renard. Un renard parmi tant d’autres. Un animal banal dont on jette un bref coup d’œil. Cet animal, curieux de voir un petit garçon venu de nulle part s’approcha de lui. Le petit prince lui dit de jouer avec lui mais le renard lui répondit qu’il n’était pas apprivoisé. Le petit prince apprit du renard que le mot « apprivoiser » signifiait « créer des liens ». Il réalisa peu après que sa rose l’avait apprivoisée. Quand on créé des liens avec quelqu’un, on l’aime, c’est certain. Et si on l’aime, cette personne est unique au monde. Avant de croiser le renard, le chemin l’avait guidé dans un champs de roses semblables à la sienne. Elle aurait été déçue de voir des copies d’elle-même. Mais le petit prince comprit que c’est le temps perdu pour sa rose qui rend sa rose si importante. Le renard lui dévoila un secret : « on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. Ce sont l’amour et l’amitié. » Ceux qui nous donnent tant de bonheur et de nostalgie.

Ainsi, ce conte philosophique est universel. Il fait sourire et pleurer. Il fait ressortir de fortes émotions aux petits et aux grands. Saint-Exupéry, nous apprend à aimer, ou ré-aimer. À créer des liens pour ne plus se faire la guerre. À réaliser que certaines personnes sont très importantes pour nous. À voir la vie sous un autre angle en se tenant la main. À réinventer notre monde pour l’avenir de nos enfants et pour transmettre les bonnes valeurs de la vie.